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Les institutions de logement et de l’éducation en Flandre sont en grève depuis le 8 février. Nous avons interrogé un travailleur en grève.
Quel est le motif de la grève?
- Les ouvriers et les employés ne sont pas demandeurs du nouveau règlement «crédit-temps» introduit depuis janvier 2002. Celui-ci remplace l’ancienne CCT de 1990 sur l’interruption de carrière où on avait encore droit à 5 ans d’interrup-tion de travail pour 10% du personnel en équivalents temps plein (une combi-naison de temps plein et de temps par-tiel jusqu’à ce qu’on arrive à l’équivalent de 10 temps plein, ex: 20 mitemps). Il y avait aussi des conventions qui ré-glaient l’absence simultanée par groupe de personnel travaillant ensem-ble. Cet-te CCT prêtait rarement à discussion. Le nouveau règlement donne droit à un an de crédit-temps et il n’y a plus d’absence simultanée possible que pour 5% du personnel (5 travailleurs sur 100 au maximum, indépendamment de la durée de travail). Si on veut élargir la durée du crédit-temps ou augmenter le pourcentage, il faut conclure une CCT au niveau de l’entreprise ou du secteur pour autant que l’employeur soit d’accord. Nous perdons ici un droit acquis et nous somme soumis à l’arbitraire de l’employeur.
Quelles sont les revendications?
- Nous exigeons une CCT au niveau du secteur parce que nous voulons tendre aux mêmes conditions de travail pour tous. La nouvelle CCT ne peut en aucun cas être endeça de celle de 1990. Le crédit-temps est très important pour notre secteur lorsqu’on voit le nombre de primes qui y sont liées en Flandre comme les primes de congé parental, de fin de carrière, d’interruption de carrière,... Ces primes sont liées à la possibilité de bénéficier du crédit-temps. Un bon règlement aurait un bon impact sur notre carrière et sur notre vie privée. L’interruption de carrière nous permet aussi d’échapper à l’énorme pression du travail et au stress qui sont de mise dans ce secteur.Nous voulons que le secteur signe une CCT qui ne rompe pas avec les avantages dont nous bénéficiions jusqu’ici. Nous exigeons donc le maintien de la CCT de 1990.
La grève est-elle bien suivie?
- Oui, même si nous devons assurer un service minimal dans les institutions. Nous menons aussi beaucoup d’actions surprises. Il y a régulièrement des actions au niveau régional. Ce qui est clair, c’est qu’il s’agit d’une grève au finish, jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites. Les chances d’y parvenir sont réelles.