Après avoir essayé en vain d’impo-ser Roeland Raes, un de ses parlementaires, au conseil d’administration, le Vlaams Blok mène à nouveau l’offensive pour rentrer dans les structures de l’université, par la porte ou par la fenêtre.
Il a notamment infiltré le KVHV, un cercle étudiant catholique réactionnaire afin de l’utiliser comme cheval de Troie. Nous avons mené bataille au conseil des associations étudiantes pour empêcher le KVHV d’être agréé comme cercle étu-diant officiel. Mais le KVHV a fait appel au service juridique pour changer les règles du vote après le vote.
Pour faire bonne mesure, les étudiants libéraux (soutenus par le représentant de la JGS!) ont tenté l’exclure le MML, l’organisation étudiante du PTB stalinien. Mettre sur le même pied la violence fasciste et des activistes de gauche, même s’ils se revendiquent encore du stalinisme, est quelque chose de dangereux et de politiquement faux. Nous avons donc voté contre l’exclusion du MML et il y a eu tout juste assez de voix pour empêcher cette exclusion.
Mais l’affaire n’est pas finie. Et ce n’est pas tout. Il était prévu qu’en un mois de temps, Dewinter, An-nemans et Van den Eynde, trois figures notoires du Vlaams Blok, viennent pren-dre la parole à l’université. Le débat avec Van den Eynde est déjà annulé en raison des protestations. Le meeting du KVHV avec Annemans ne se tiendra finalement pas à l’université mais dans un café proche. Et à la suite de la mobi-lisation que nous avons organisée l’université a finalement décidé de ne pas louer de salle à l’organisation de jeunes du Vlaams Blok pour le meeting avec Filip Dewinter.
L’hebdomadaire Punt (proche du NVA, une aile de l’ex-Volksunie) a criti-qué notre antifascisme radical en prétendant que nous «avions peur du débat» et que nous étions «antidémocra-tiques». Pour notre part, nous trouvons normal de s’opposer à des groupes fascistes qui ont été condamnés à plusieurs reprises pour coups et blessures, racisme, négationnisme. Cela n’a rien à voir avec la liberté d’expression. Le fascisme n’est pas une opinion mais un crime.