La manière forte: leitmotiv de ce gouvernement

"Ceux qui ne veulent pas comprendre doivent le sentir passer", voilà la logique qui soustend le plan pour la sécurité routière du gouvernement. Amendes qui atteignent le triple du salaire minimum, menace de retrait du permis de conduire ou de saisie du véhicule, sanctions spéciales pour les jeunes conducteurs imprudents, et on en passe. Un ensemble de 24 mesures répressives pour contraindre le chauffeur imprudent à rouler prudemment.

Ces mesures font suite à une série de campagnes publicitaires sur la sécurité routière. Des panneaux le long des routes pour attirer l’attention des con-ducteurs, le fameux Bob qui reste sobre pendant que ses partenaires s’écla-tent,... sans oublier les contrôles réguliers de la police pour détecter l’abus d’alcool au volant.

Un coup d’épée dans l’eau? Oui, dans une large mesure. Le risque d’amendes salées n’a jamais dissuadé les chauffeurs - surtout ceux qui ont le portefeuille bien rempli - de transgresser le code de la route. L’augmentation du risque d’être pris et l’aggravation des sanctions n’y feront pas grand-chose.

Les autorités proposent toujours la même chose. Elles ne tiennent pas compte du stress qui pousse les travailleurs à écraser le champignon pour arriver à temps à la maison, au travail, au supermarché,... La flexibilité détermine pour une grande part la façon dont les gens conduisent.

On n’offre pas non plus de réponse d’alternative au transport individuel. Le patrons veulent le beurre et l’argent du beurre. D’un côté, on rend de plus en plus de gens dépendants du transport individuel (la voiture) en installant les entreprises dans des zonings éloignés, en instaurant des horaires flexibles incompatibles avec un transport en commun,... De l’autre, on alourdit les amendes, o