Depuis les attentats du 11 septembre les Etats-Unis pansent leurs blessures. Et comme toute bête blessée, l’impérialisme américain peut, si nous n’y prenons garde, mordre. Il se sent menacé non seulement par le terrorisme, mais aussi par la fraude (le scandale Enron avec les fonds de pension) et la profonde crise économique qu’il traverse. En ce moment existe la menace d’une fuite aveugle en avant. Seuls ses propres intérêts comptent et le reste du monde va en subir les foudres.
Par Peter Delsing
Un document provenant du Pentagone a récemment causé la surprise. Le texte cite un certain nombre de pays dont les États-Unis se réserve le droit d’attaquer avec des armes nucléaires. Dans la liste figure non seulement des "états voyous" comme l’Irak, la Corée du Nord et l’Iran, mais la Russie et la Chine sont également désignées comme des cibles potentielles pour les bombes américaines.
Une fuite hasardeuse pour un document d’une telle importance pour les institutions américaines est fort improbable. Il se peut que les États-Unis veuillent de cette manière avertir le monde: "Nous sommes prêts à aller jusqu’à la fin si notre pouvoir est défié". Un coup de semonce pour Saddam Hussein, le dictateur irakien est un avertissement pour les impérialismes locaux comme la Russie et la Chine.
A mots couverts c’est aussi un signal pour l’Europe, avec qui les États-Unis se trouvent de plus en plus en conflits commerciaux, notamment sur les produits sidérurgiques. Les États-Unis ne vont pas laisser ébranler leurs intérêts ni leur autorité et ils répondront de façon appropriée à toute tentative qui irait dans ce sens.
Le président Bush a récemment annoncé qu’il utilisera "tous les moyens" pour arrêter le terrorisme. "Tous les moyens" sauf les richesses que les multinationales ont extorqué à la population pauvre du monde ex-colonial. Avec ce qu’il leur a été volé, les pays pauvres pourraient assurer à leur population l’alimentation, l’eau potable, l’enseignement et les soins de santé. Voilà qui rendrait le recrutement de terroristes par Ben Laden beaucoup plus difficile!
Bush veut imposer la stabilité par la force, mais le résultat de son action est un monde de plus en plus instable. La guerre n’est pas un phénomène fortuit ou isolé. Elle provient d’un capitalisme en crise et de ses contradictions. Contradictions entre états qui rivalisent pour s’accaparer les richesses, des sphères d’influences et des marchés qui se rétrécissent. Contra-dictions aussi entre la classe ouvrière et les patrons. La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens.
Le conflit du Moyen-Orient montre qu’une paix durable est illusoire sous le capitalisme. Luttons ensemble avec Résistance Internationale et le MAS/LSP pour un monde sans armes nucléaires, sans chauvinisme, sans exploitation et sans pauvreté. Construisez avec nous un monde socialiste! Rejoignez-nous!