Début de mars, les lycéens du Lycée de Gand ont été surpris par l’apparition de la publicité dans leur école. Simon Lietar, un lycéen membre de Résistance Internationale a participé à l’organisation d’une action réussie. Katrijn Zaman a eu un entretien avec lui.
Qu’est-ce qui se
passait ce jour?
-Simon: "Quand nous sommes arrivés le matin à l’école, des gens étaient en train de percer des trous. Personne ne savait pourquoi, alors on ne posait pas de questions. Après la première heure de cours, nous sommes sortis et nous avons vu une septantaine de panneaux publicitaires de Mobistar, Holly-wood Productions, les permanences téléphoniques d’info drogue,..."
Quelle a été ta
première réaction ?
"J’étais stupéfait, bien entendu. Je voulais immédiatement rencontrer la directrice pour recevoir plus de renseignements. Ensemble avec les autres classes nous avons commencé une grève spontanée. Pendant la deuxième heure de cours nous avons tenu un sit-in dans l’école. Beaucoup d’enseignants nous ont approuvé. A ce moment, on voulait partir voir Bruyneels, le président du conseil scolaire. A la fin, nous avons décidé de ne pas le faire."
Est-ce que tu as
encore entrepris
d’autres démarches?
Simon:
"Je suis allé parler à la directrice. Son argumentation était brève et claire: «Cette école a un déficit financier. L’an dernier, nous avons exécuté beaucoup de travaux pour améliorer l’infrastructure. C’est pour cela que nous avons refusé la
proposition du groupe d’écoles Panta Rei pour obtenir de l’argent par du sponsoring.» Panta Rei a conclu un accord avec un bureau de publicité. Les écoles admettent la publicité à leur école en échange de 100.000FB chaque année."
Pourquoi étais-tu
si stupéfait?
Simon:
"L’enseignement est
un pilier de la société.
Au lieu de pratiquer des coupes budgétaires, l’enseignement doit être financé par le secteur
public et non par des entreprises. Nous
sommes déjà harcelés et influencés par la
publicité chaque jour. L’école doit rester un lieu sans publicité!"
Vendredi 15 mars les lycéens ont organisé une action à la gare de Gand-St-Pierre. En même temps, le conseil d’élèves organisait un vote parmi les élèves. Ils pouvaient choisir la publicité qu’ils préféraient regarder. La direction a fait comprendre qu’ils ne pouvaient pas voter contre la publicité. Les écoliers de Résistance Internationale ont estimé plus efficace de mobiliser d’autres lycéens pour protester contre toutes les coupes budgétaires dans l’enseignement!