Madame Leduc:
Racisme pur et dur au sénat!

Dans le débat sur le droit de vote aux élections communales au sénat le VLD a voté contre. Par opportunisme électoral du VLD ce droit démocratique élémentaire ne sera pas appliqué lors de cette législature. Ce qui était remarquable dans les débats étaient les déclarations racistes du chef de groupe VLD Jeanine Leduc. Cette dame court derrière le Vlaams Blok.

Sur la question de savoir pourquoi les citoyens de l’UE ont reçu le droit de vote, Leduc a répondu: “les Européens forment un groupe, c’est une autre affai-re”. “Si j’allais en Turquie ou au Maroc, je ne pourrais pas voter non plus. Et si je vole quelque chose je cours le risque qu’on me coupe la main.”

Sur les étudiants étrangers: “Il ne suffit pas de mettre des manuels sous son oreiller, il faut aussi étudier!”. Madame Leduc a après tout travaillé dans l’en-seignement pendant des années, elle sait de ce dont elle parle. Selon ses propres dire elle a suffisamment fait l’expérience que “les allochtones” ne veulent simplement pas faire l’effort de réus-sir à l’école (émission Recht op Antwoord, “Droit de réponse” sur la chaîne télé VTM). D’après elle les enfants issus de mariages mixtes ont inévitablement un retard énorme parce qu’ils entendent à la maison seulement l’arabe ou le turc et pas le néerlandais, des “écoles noires” sont une affaire perdue pour elle.

Une autre citation, cette fois sur les chômeurs étrangers: “Chez Ford Genk travaillent beaucoup d’étrangers et ils sont traités de la même façon que les Belges. Mais il ne faut évidemment pas avoir un poil dans la main”. Et pour clô-turer madame Leduc a trouvé utile d’a-jouter que “personne n’oblige les étran-gers à rester ici s’ils se sentent discriminés”. Dans le Droit de réponse elle s’est laissé aller: au lieu de “poil dans la main” elle a parlé de “deux mains gauches”.

Elle a ensuite justifié ses assertions en déclarant avoir employé de telles ex-pressions parce que 3 élus d’origine immigrée ne lui laissait pas terminer son intervention. Leduc a été réprimandée par son président de parti Karel De Gucht qui trouve que “les politiciens expérimentés doivent garder la tête froide même dans des conditions difficiles” et qu’ils “doivent exprimer leurs intentions de manière claire et polie”.

Le VLD a écrit dans sa déclaration de principes qu’il est en faveur de “l’inté-gration des étrangers qui s’adaptent aux valeurs et au mode de vie occidentales.” Est-ce que ça ne signifie pas que les étrangers doivent s’adapter à la culture occidentale et qu’ils doivent avoir les mêmes droits et obligations que les Belges? Les mêmes obligations sont déjà là: ils doivent s’adapter à la législation belge et ils payent des impôts. Mais où sont les droits?

Si on prend le VLD au mot le droit de vote est aussi un pas important vers l’intégration. Par démagogie, les responsables du VLD tiennent des propos que ne renierait par le Vlaams Blok. En attendant, le sénat a reporté de deux ans la discussion sur le droite de vote aux communales pour les non Européens.

Natalie Van Gijsel