Le capitalisme = la guerre

Même si les pays économiquement dominants (impérialistes) ont été épargnés sur leur sol par ce fléau depuis près de 60 ans, la guerre fait partie du quotidien de centaines de millions de personnes.

par Alexandre Rouillard,
Gauche Révolutionnaire

L’ampleur destructive de la guerre sous le capitalisme n’est pas due au hasard. Le développement des forces productives, l’accélération des découvertes technologiques ont transformé les guerres. Cela a rendu obligatoire l’implication des popula-tions et le monopole de l’Etat sur les forces armées par la création des armées régulières.

Si dans de nombreux conflits, limités dans le temps, les états peuvent se contenter de s’appuyer sur une armée professionnelle, souvent ils sont obli-gés de recourir à l’enrôlement de la population.

Pourquoi donc toutes ces guerres?

Dans le capitalisme, la conquête de nouveaux marchés est indispensable. Que ce soit pour trouver de nouvelles matières premières à un coût de production moindre, ou pour trouver de nouveaux débouchés pour les produits.

Avec la période des empires coloniaux, les premiers pays capitalistes se sont accaparés les ¾ de la planète, et aujour-d’hui, malgré la décolonisation, maintiennent sur eux une tutelle oppressive.

C’est cette recherche incessante des debouchés qui est la source des guerres, et de ce fait ne cessera jamais sous le capitalisme. Chaque paix issue d’une guerre se fera au détriment du pays vaincu sous ce système, de nouvelles raisons de conflit naissent des "paix".

Plus jamais de guerre mondiale?

La guerre, c’est une façon de continuer une politique par d’autres moyens, et dans le cadre du capitalisme, elle intervient lorsque les moyens traditionnels ne suffisent plus. La concurrence que se livrent aujourd’hui les pays impérialistes se passe dans des grands organismes (ONU, OMC,…) qui leur assurent en même temps la domination du monde. D’autre part, le mouvement ouvrier de chaque pays d’Europe ne laisserait pas faire une nouvelle guerre aujourd’hui. Il a fallu la défaite de la classe ouvrière allemande avec l’avènement des Nazis pour permettre une nouvelle guerre mondiale. De même qu’une crise économique avait créé les conditions d’une 2ème guerre mondiale pour s’accaparer les marchés, de telles conditions pourraient se reproduire.

Pour en finir avec la guerre, il faut en finir avec le capitalisme, et le remplacer par un système ou l’exploitation sera supprimée, et l’économie organisée non pour le profit, mais pour la satisfaction des besoins. Pour cela les travailleurs devront prendre le contrôle des secteurs clefs de l’économie.

La première guerre mondiale s’est arrêtée parce que la révo-lution russe avait triomphé et fait la paix, montrant la voie aux travailleurs du monde entier. Les impérialistes n’ont pu finir la deuxième guerre mondiale qu’au prix de destructions mas-sives, et de l’horreur d’Hiroshima et de Nagasaki.

Mais le fait que les directions du mouvement ouvrier de l’époque (les staliniens et les réformistes) ont voulu rester dans le cadre du capitalisme malgré l’aspiration socialiste et révolutionnaire de la plupart des résistants a empêché de transformé les "libérations" en révolutions, nous laissant, 60 ans après, dans un monde où une grande partie de l’humanité souffre encore des guerres.