Les producteurs d’armes s’approprient des technologies afin d’améliorer leurs armes. Ceci permet une émulation de ce marché par la remise à niveau permanente de l’équipement de défense afin de prendre l’ascendant militaire sur ses adversaires potentiels.
Dans ce genre de marchés le mouvement des capitaux est toujours à sens unique. C’est l’Etat qui par le biais d’un marché public finance les industries de l’armement. Les prix flambent invariablement et ce sont des deniers publics qui sont affectés à cette dépense. Bien évidemment plus l’équipement militaire est performant, plus celui-ci sera coûteux.
Actuellement, en occident c’est la notion de "guerre propre" qui est mise en avant. La technologie est préférée à l’envoi de troupes sur le terrain. Mais là où des relais n’existent pas pour les impérialistes ils sont obligés d’envoyer des hommes avec le risque d’en perdre et donc que les populations soient contre. Cela est arrivé en Somalie dans les années ’90 et les USA ont du repartir ayant subi un échec.
Les lieux de conflits sont des zones ou l’économie s’effondre, seule l’économie liée à l’armement prospère. A la fin du conflit s’ouvrent les marchés de la re-construction tout aussi impor-tant que celui de l’armement.
En ex-Yougoslavie la France et l’Allemagne se sont partagés le marché des armes, puis celui de la reconstruction qui suivait. Les bourgeoisies de ces 2 pays, qui s’affrontent depuis maintenant quelque temps, ont bien compris qu’il leur est préférable de déplacer leurs conflits en dehors de leur territoire national.
Ces différentes raisons créent une nouvelle notion: celle de la guerre du pauvre, c’est à dire qu’un pays qui ne dispose pas d’une économie suffisante se rabat sur le terrorisme et les armes peu coûteuses que sont les armes biodiversifiées (gaz sarin, microbes comme l’anthrax).
Arno et Sylvain,
Gauche Révolutionnaire