Anvers:
Coupes budgétaires dans les budgets sociaux

Il n’y a pas que dans le privé que les licenciements pleuvent. A Anvers les coupes budgétaires dans le fonds des investissements sociaux va provoquer de nombreuses pertes d’emplois chez les assistants sociaux. On parle du licenciement de 200 assistants sociaux. Outre les mesures de restriction en matière de personnel, des mesures seront également prises pour réduire les frais de fonctionnement des projets sociaux.

Sur qui peut-on compter?

Dans le dossier du Fonds des Investissements sociaux il n’y pas de divergences entre les partis politiques. Le seul désaccord porte sur l’ampleur des coupes budgétaires.

Le choix des services et des projets qui seront touchés semble improvisé et basé sur peu de données matérielles sérieuses ou encore sur des discussions encore à venir. Il est fort probable que le choix entre les projets qui seront sauvegardés et ceux qui seront sacrifiés se fera en fonction de bonnes (ou de moins bonnes) relations avec les partis politiques en place. Bref ce sera arbitraire.

Tous les partis sont d’accord pour réduire les budgets des projets socio-économiques indispensables et il semble bien que plus de moyens seront accordés aux forces de police. Anvers détient déjà le record de policiers par habitant. C’est la seule ville où la police utilise des hélicoptères.

Les organisations syndicales n’ont aucun plan de lutte contre les mesures d’austérité annoncées.

Le Vlaams Blok est le parti le plus fort dans l’opposition. Il ne dit absolument rien en ce qui concerne ces mesures d’austérité, alors que dans le passé il se manifestait bruyamment à chaque faux pas du conseil communal. Il estime sans doute qu’il n’est pas nécessaire de contester quoi que ce soit puisque la majorité communale est en train de mettre en application le programme électoral du Vlaams Blok en matière de priorités pour les budgets communaux.

Continuer la lutte

Dans plusieurs grandes villes on constate qu’une partie importante du budget communal est consacrée au paiement des intérêts de la dette communale et à des dépenses de prestige. A Anvers, il s’agit notamment du projet "Anvers, ville de la mode", et de la construction d’un grand musée,...

Mais les gens qui vivent dans les quartiers défavorisés sont mis de côté. Après la rénovation d’un quartier le prix des loyers augmente et beaucoup d’habitants sont obligés de déménager vers un autre quartier. Résultat: rien n’est fondamentalement réglé en matière de logement pour les pauvres. Les problèmes ne sont pas résolus, mais déplacés à la périphérie de la ville.

Il faut organiser la résistance à l’austérité communale, l’étendre aux travailleurs menacés dans leur emploi et aux habitants qui seront touchés par ces mesures asociales.

En plus il faut une alternative pour mener une autre politique qui prenne à bras le corps les problèmes sociaux car aucun parti, tant de la majorité que de l’opposition, sont d’accord avec les coupes budgétaires dans les budgets sociaux.

C’est pourquoi le MAS-LSP luttera non seulement contre ces mesures asociales, mais aussi pour construire une opposition de gauche sur le plan politique.


Sven Meyntjes