Après l'assassinat de Julie et Mélissa, les autorités belges ont juré leurs grands dieux qu'il fallait "mieux protéger les enfants". Après l'assassinat de Semira Adamu les autorités belges ont juré leurs grands dieux qu'il fallait "humaniser" la politique d'asile. On peut aujourd'hui mesurer le chemin parcouru à la lumière du rapatriement forcé de la petite Tabita. Arrivée en Belgique le 18 août en compagnie de son oncle dépourvu de papiers, la petite Tabita, une gamine congolaise de cinq ans en transit à l'aéroport de Bruxelles National pour rejoindre sa maman qui avait obtenu le droit d'asile au Canada, a été enfermée seule pendant deux mois au centre 127 de Steenokkerzeele. La place d'un enfant est à l'école et pas en prison!
Un avocat a trouvé une famille d'accueil en Belgique: la chambre du conseil a donc décidé de faire libérer la gamine. Mais le parquet a interjeté appel. Mieux! L'Office des Etrangers a encore été plus rapide: le lendemain Tabita était rapatriée de force dans un avion pour Kinshasa. Personne ne l'attendait à l'arrivée! Ce n'est que lorsque la presse a ébruité ce scandale que les autorités belges sont intervenues pour que Tabita puisse enfin rejoindre sa mère.
On suppose qu'à l'Office des Etrangers, ils ont mal compris, et que lorsque les autorités parlaient de "mieux protéger les enfants" ils ont cru qu'il ne s'agissait que des enfants blancs...