Jeunes

L'avenir nous appartient!

Les jeunes ont cette chance qu’ils ont plus de liberté matérielle de se rebeller contre le système que les travailleurs. Cet avantage peut donner aux jeunes une longueur d’avance sur le reste de la société sur le plan de la conscience et de l’action. Ce n’est pas pour rien que Lénine appelait la jeunesse "la flamme de la révolution".

Mais cela ne veut pas dire que les jeunes vont comme ça d’eux-mêmes en finir avec le capitalisme ou qu’ils vont rejoindre la lutte des travailleurs. Il en faut davantage.

Nombre de jeunes sont sensibilisés aux conséquences les plus odieuses du capitalisme, voire souffrent eux-mêmes de l’absence de perspectives de ce système, mais sans identifier d’emblée la propriété privée des moyens de production et la concurrence effrénée comme en étant la cause. Cette réalité est en effet travestie par les idées dominantes de la bourgeoisie qui explique tout en termes de «bons» et de «méchants» ou par la volonté de Dieu. Ou des formes détournées de cette idée.

Dans les années nonante, nous avons mené campagne contre le racisme avec Blokbuster. Nous étions vraiment les seuls au sein du mouvement antiraciste à dire qu’on lutte contre le racisme en luttant contre la pauvreté. Nous dénoncions l’absurdité du chômage. Sur cette base, nous pouvions formuler notre programme socialiste sous forme de réponse au Vlaams Blok.

En 2001, nous avons mis sur pied Résistance Internationale comme partie intégrante de l’organisation faîtière International Socialist Resistance pour mobiliser contre les sommets européens en Belgique. Le mouvement antimondialiste a décoché des arguments tranchants. Ils décrivaient le monde comme un misérable enfer pour le plus grand nombre ou un paradis décadent pour les super riches. Les gouvernements bourgeois ont répliqué avec des balles à Göteborg et puis à Gênes. Il y a eu un mort.

Les «porte-paroles» de ce mouvement n’avaient pourtant pas de véritable alternative à ce système. C’est ce qui a permis à Verhofstadt d’avoir le dernier mot: «Ils ont les mauvaises réponses à de bonnes questions», a-t-il conclu. Heureusement beaucoup de jeunes ne se sont pas laissé prendre à la rhétorique populiste de Verhofstadt et nous ont rejoints.

Ils se sont préparés à organiser la résistance contre la guerre des Etats-Unis en Irak. Les comités anti-guerre dans les écoles, les quartiers et les lieux de travail ont été l’outil pour construire une force de façon politiquement consciente. Nous avons délibérément choisi de ne pas être radicaux parmi les radicaux, de ne pas diviser le mouvement, mais bien de nous tourner vers les larges couches et en particulier vers le mouvement ouvrier. Le point d’orgue fut le Jour X. Avant cela, des millions de gens dans le monde avaient déjà démontré leur disponibilité pour l’action lors de grandes manifestations nationales.

Nous nous préparons maintenant avec Résistance Internationale à une nouvelle campagne autour de 3 thèmes: l’antimilitarisme, l’antiracisme et l’anticapitalisme. Nous mobilisons pour l’action «Get in Shape» du 25 octobre. Nous allons mobiliser dans les universités avec les Etudiants de Gauche Actifs - Actief Linkse Studenten (EGA-ALS). Non pas pour obtenir un procès qui condamnerait le gouvernement - comme l’expliquent les organisateurs - mais bien pour contraindre le gouvernement à désarmer sous la pression de la masse des manifestants.

Notre but, comme organisation de jeunes, est d’organiser le plus de jeunes possibles autour d’un programme socialiste. De leur montrer qu’on peut surpasser l’immense contradiction entre ce qui est possible et ce que le capitalisme est capable d’atteindre. Nous devons agir - les travailleurs dans leurs entreprises, les étudiants dans les écoles et les universités. Et soutenir toutes les luttes pour défendre les acquis sociaux du passé. Que le monde soit gouverné par ceux qui le construisent! L’avenir nous appartient!


Simon Van Haren