Journée des femmes
Une impressionnante oratrice nigériane

Le 12 mars, la commission femmes du MAS-LSP et ALS de Gand, ont organisé une journée de discussions et de débats sur les femmes. Nous avons eu des moments remarquables: le débat sur la prostitution entre Meryem Kaçar, sénateur AGALEV et Vanessa Becquaert, membre du LSP-MAS, ainsi que le groupe de travail sur la situation des femmes au Nigéria avec Titi Salaam membre de la direction du Democratic Socialist Movement, notre organisation au Nigéria.

Le meeting est sans aucun doute le premier d’une longue série. Le MAS-LSP et ALS s’opposent au courant post-féministe. Selon ce courant, l’égalité devant la loi signifie l’égalité dans la réalité. Rien n’est moins vrai: des lois identiques pour des personnes différentes se traduisent par des inégalités. Les lois ne changent jamais la position économique des femmes. En flandre seu-lement 38% des femmes actives sont économiquement indépendantes.

Dans la plupart des pays occidentaux la lutte des femmes et celles de la classe ouvrière ont permis de nombreuses conquêtes. Ces conquêtes sont toujours remises en cause.

Les 25 dernières années ont été une période de contres-réformes et de recul. Les groupes les plus faibles sont frappés en premier lieu: principalement les femmes et les immigrés. Ces groupes souffrent le plus du chômage, ont de plus mauvaises conditions de travail, de plus bas salaires et des emplois flexibles. Dans l’idéologie dominante règne partout le sexisme et le racisme.

Tous les chiffres, tant en matière de salaires que de la violence par exemple, montre que le post-féminisme est une théorie erronée. La discrimi-nation est réelle et visible. Dans le monde néo-colonial la situation des femmes est pire. Les femmes sont considérées comme une marchandise. L’industrie du sexe garantit sur le plan mondial d’immenses profits (plus que le trafic de drogue ou d’armes). Moins d’1% des richesses mondiales sont aux mains des femmes. Celles-ci forment la majorité des pauvres, des réfugiés et des analphabètes.

Dans beaucoup de pays ces faits existent dans des régimes défendant ouvertement les droits des femmes. Au Nigéria la situation des femmes est plus mauvaise dans les provinces islamiques du Nord, où la sharia (loi coranique) est appliquée. Les droits des femmes sont restreints dans les pays islamistes.

La crise économique sévit partout dans le monde, les femmes sont toujours les premières à subir les restrictions. Cela se double d’une montée du sexisme. Dans son intervention Titi a montré que plus l’instruction est élevée dans les régions spécifiques du pays, plus l’oppression des femmes s’exerce de façon subtile.

Pour la cinquantaine de personnes présentes, c’était une expérience enrichissante. Des groupes de discussion se sont aussi tenus sur la publicité, les standards de beauté, sur les femmes et la guerre.

La journée à pris fin par une conclusion de Titi Salaam, de Tania Niemeyer et d’Anja Deschoemacker. Un appel financier pour la campagne électorale du DSM a permis de récolter 500 euros. La journée s’est terminée par une fête où les personnes présentes ont achevé la soirée par des discussions et ont dansé sur la musique de DJ Yurrie.

Anja Deschoemacker