Ce 17 septembre s'est tentu pour la troisième et dernière fois les plaidoiries des avocats. Le procureur du roi préconisait l'abandon de toutes les charges sauf celles de rébellion à main armée et requérait 3 mois avec sursis (vu l'ancienneté des faits). L'avocat de la partie civile demandant 2.963 euros pour l'ensemble des prévenus pour les dégâts de façades et des vitres a vu sa requête rejetée.
Les avocats de la défense demanderont en majorité l'acquittement à titre principal et la suspension de prononcé à titre subsidiaire. L'acharnement de l'état, cinq ans après les faits, pour criminaliser ces protestations (qui se limitent au maximum pour certains inculpés au lancé de quelques marrons ou mottes de terre) qui sont bien légitimes à la différence de ces zones de non-droit montre le caractère de classe de la justice. Cela alors que le procès des assassins de Sémira Adamu expose une indulgence éhontée pour l'appareil policier et une déresponsabilisation de l'Etat. La cour se prononcera le 15 octobre.
Le seul jugement pour des gens qui ne font que défendre les droits élémentaires de personnes subissant les effets d'un système ne provoquant que misère est l'acquittement pur et simple. Rappelons que le procès des prévenus à Bruxelles reprendra quand à lui le 27 octobre; rendez-vous à 9h00 devant le palais de justice de Bruxelles.
Vincent Devaux