On attendait éventuellement le Vlaams Blok et c'est Le Front National qui est venu ! On avait prévu le choléra mais c'est la peste qu'on attrape !
Suite à la débâcle électorale du FN de 1999, les ténors de nos partis traditionnels, avec en tête Elio di Rupo, Louis Michel et même depuis les bancs de l'opposition, Joëlle Milquet se rengorgeaient régulièrement dans les médias sur " l'exception wallonne " ou comment la bourgeoisie politicienne du sud du pays avait réussi à balayer l'extrême droite du paysage électoral wallon alors que les voisins du nord étaient encore et toujours confrontés à un Vlaams Blok de plus en plus puissant.
Hélas pour eux. Il a bien fallu déchanter en constatant le score partout en hausse du FN et plus particulièrement en Wallonie ou l'augmentation du nombre de voix fut même considérable. Non seulement Daniel Féret, président à vie du FN, a réussi, sans campagne, sans meetings ni aucune autre activité électorale (même pas un programme) que se soit et malgré de nombreuses casseroles judiciaires présentes et à venir, à se faire réélire haut la main, mais en plus il a réussi à installer son épouse sur le premier siège au sénat qu'obtient le FN ! Ma petite entreprise ne connaît pas la crise? Après la PME familiale des Le Pen en France, voici celle des Féret en Belgique !
Si les autres formations d'extrême droite, FNB et Nation ont été remisées aux oubliettes (à cause du résultat du FN et non pas grâce au cordon sanitaire de nos partis traditionnels), le FN dont tout le monde sait qu'il n'a rien à proposer comme alternative socio-économique pour résoudre les problèmes structurels auxquels sont confrontés les travailleurs et plus particulièrement ici en Wallonie en Hainaut, le FN passe de 5,41% à 7,22% pour battre un record absolu à Charleroi et à Chatelet ou cette liste pourtant impotente, emporte un score historique de respectivement 11,84% et 9,76% !
La preuve est ainsi livrée que les partis traditionnels aussi bien du nord que du sud, sont dans l'impossibilité de proposer une alternative à la montée de l'extrême droite et qu'il est grand temps d'apporter une réponse conséquente à la colère due aux problèmes que les travailleurs rencontrent en étant en Wallonie, l'avant-garde de la classe qui est et sera en premier lieu confrontée à la crise structurelle du capitalisme.
Pour contrer ce siège, il existe une solution : développer le MAS/LSP pour construire un parti de masse représentant réellement les travailleurs et leurs familles au sein d'un mouvement international véritablement socialiste et démocratique. Cette tâche de salubrité publique est dévolue aux jeunes et aux travailleurs pour qui les valeurs du socialisme révolutionnaire telles que la solidarité, la démocratie et la justice ne sont pas de vains mots qu'on galvaude aux hasards des accords gouvernementaux. Ce sont vous les jeunes dans les écoles et les universités, vous les travailleurs et vos familles dans les entreprises, syndicats, associations de sans -emplois et tous les autres pour lesquels ces quelques mots signifient quelque chose qui pouvez nous aider à changer cette tendance en nous rejoignant au MAS/LSP. N'attendez plus, l'extrême droite et plus particulièrement le FN risque fort de reprendre l'offensive lors des élections régionales de 2004, car la déstructuration sociale à prévoir du fait d'un gouvernement bipartite, alliant socialistes et libéraux, risque de nous préparer dès la rentrée un chaos social d'une envergure sans précédent dans la lutte de classes de Belgique : SNCB, atteintes aux acquis de notre sécurité sociale, pensions, chômage et autres licenciements massifs et faillites à prévoir, sans parler des atteintes aux libertés syndicales et politiques des jeunes et des travailleurs de la part du patronat et des autorités politique et …syndicales, où on constate des tentatives de plus en plus précises pour limiter si pas rendre impossible l'application du droit de grève et l'immunité des délégués syndicaux chargés de défendre les travailleurs contre les manœuvres patronales visant à les exploiter et contre leurs propres directions syndicales.
Il faut agir. Maintenant ! C'est dès aujourd'hui que nous devons commencer à bâtir une société socialiste.
Luc Torreele