La crise économique frappe durement. En 2002 plus que 11.000 emplois ont été perdus lors de licenciements collectifs et de fermetures d’entreprises. La vague de restructurations démontre la faillite du syndicalisme de concertation.
Les patrons se fichent de la concertation sociale si leurs profits sont en danger. «Les fermetures sont inhérentes à la logique du marché», dit le Vlaams Economisch Verbond (VEV: la fédération patronale flamande) à propos d’une action de solidarité après la fermeture de Philips Hasselt.
Au cours des dernières années des milliers d’emplois ont été perdus sans beaucoup de protestations. Dans une période de haute conjoncture les patrons achètent la paix sociale avec des plans sociaux. Les patrons ont ainsi restructuré les entreprises aux frais de la collectivité et les directions syndicales ont marché volontiers dans cette opération. En septembre 2002, il y avait plus que 106.000 prépensionnés. Le système risque d’être utilisé comme un amor-tisseur pour restructurer plus facilement sans penser à l’emploi pour les jeunes.
Beaucoup de secrétaires syndicaux sont devenus des champions de la rédaction de plans sociaux. Quant à offrir une solution alternative pour sauvegarder l’emploi, c’est une autre paire de manches! Ils se limitent souvent à faire appel aux politiciens locaux et aux autorités régionales. Les actions qu’ils proposent se limitent souvent à des marches d’enterrement aux flambeaux et à des concentrations devant le siège d’une multinationale (de préférence située dans un pays voisin).
Contrairement à ce qui est dit, il est toujours possible de mobiliser les travailleurs. Mais il faut pour cela rompre avec la politique consciente de démobilisation. Pour les capitalistes, les fermetures sont la suite logique de la concurrence. On attend autre chose d’une direction syndicale digne de ce nom.
Mais il faut pour cela rompre avec la logique du marché et, lors de licenciements, élaborer un plan d’action qui mobilise la force des travailleurs pour forger un rapport de force. Organiser dans les autres entreprises de la région des actions et des grèves de solidarité.
Cette lutte ne peut pas être séparée de la lutte pour un nouveau parti des travailleurs, indépendant de la bourgeoisie. Il faut aussi une perspective d’une société socialiste. Ce n’est qu’ainsi que la vague de licenciements de masse peut être stoppée et que les conquêtes partielles peuvent être définitivement garanties.
Nos revendications:
- Diminution collective du temps de travail, la semaine de 32 heures, sans perte de salaire ni baisse des charges sociales, avec embauches compensatoires.
- Stop à la casse de la sécurité sociale. Remboursement par les entreprises qui menacent de licencier des exonérations de cotisations sociales dont elles ont bénéficié.
- Pour une opposition syndicale organisée contre le syndicalisme de concertation en faillite.
- Nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises qui menacent de licencier.