Elections du 18 mai
Contre la guerre , la crise et le capitalisme!
Soutenez notre opposition socialiste!

Pendant quatre ans la politique néolibérale du gouvernement arc-en-ciel a poursuivi le démantèlement d'une série d'acquis sociaux qui avaient souvent été conquis de haute lutte dans le passé. Un emploi stable, avec un bon salaire et des conditions de travail qui tiennent compte de la vie familiale (horaires, stress, déplacements,...) est une denrée rare. Les services publics sont bradés au privé.

par Bart Vandersteene

Bien entendu cette politique néolibérale est enjolivée sous un emballage trompeur. Elio Di Rupo multiplie les tours de passe-passe pour se présenter comme le grand rassembleur de la gauche. Louis Michel se démène sur la scène internationale pour apparaître comme un "presque" homme de gauche. Ecolo placarde de grandes annonces dans la presse pour vanter ses réalisations au gouvernement (Ecolo inscrit à son palmarès la régula-risation de 50.000 sans papiers. Un: Ecolo passe sous silence les mobilisations de masse après la mort de Sémira Adamu. Deux: il "oublie" de dire que les expulsions continuent et qu'en participant au gouvernementale il les cautionne!).

Dans l'opposition, Joëlle Milquet fait des pieds et des mains pour donner une image moderne de son parti et ne rate jamais une occasion de critiquer le gouvernement. Pour un peu on oublierait que son parti a été au pouvoir pendant des décennies.

Les sondages annoncent un PS et un MR avec le vent en poupe, un recul d'Ecolo et un piétinement du CDH. Il est probable que la composition de la prochaine coalition gouvernementale dépendra des résultats électoraux en Flandre. Quoi qu'il en soit, il est sûr que la même politique néolibérale continuera. On connaître la couleur de l'emballage le soir du 18 mai.

Il y a un vide politique à gauche. Dans la vraie gauche. Pas la gauche en costume à paillettes et en noeud papillon à la Di Rupo. En l'absence d'une opposition à gauche, il se peut que le Front national récolte l'un ou l'autre succès, même si ce n'est en rien comparable à la percée du Vlaams Blok en Flandre.

Les défis pour la gauche

La prochaine coalition ne pourra plus profiter d'une croissance économique en expansion. Celle-ci est définitivement derrière nous. En l'espace d'un an, les chiffres du chômage ont rattrapé ceux de 1999. Le gouvernement sera proba-blement vite confronté à un nouveau contrôle budgétaire. Il tentera d'appliquer les recommandations du FMI et de l'OCDE: supprimer l'indexation salariale, briser les statuts fixes et supprimer les prépensions (qui servent actuellement à faire avaler les restructurations).

Aujourd'hui, une opposition massive de gauche fait défaut pour lutter contre la politique antisociale. Pendant les quatre années à venir, cette nécessité se fera de plus en plus sentir. Le mouvement antimondialiste et le mouvement antiguerre illustrent le potentiel qui existe pour une opposition de gauche.

Le MAS/LSP veut construire une telle opposition. Si possible nous le ferons avec d'autres. Si c'est impossible, nous prendrons seuls nos responsabilités là où nous en avons les forces. Nous déposerons une liste pour le Sénat en Flandre (aussi valable à Bruxelles) et une liste pour la Chambre dans l'arrondissement de Flandre orientale. En Wallonie et à Bruxelles nous n'avons actuellement pas les forces de nous présenter seuls. Il existe cependant des possibilités de participer à une liste unitaire.

Nous appelons tous ceux veulent aider à la construction d'une opposition de gauche à nous rejoindre. A nous aider. En versant par exemple une contribution à notre fonds de lutte. Mais la solution la meilleure est de nous rejoindre pour participer à notre combat. Rejoignez les rangs du MAS/LSP.