Pour une opposition vraiment socialiste

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Le gouvernement fait le maximum pour préparer aussi bien que possible la période électorale. Une baisse d’impôts 5 mois avant les élections. Une augmentation du plancher minimum des pensions un an avant les élections. Ecolo nous endort avec de belles promesses sur la sortie du nucléaire. Ces mesures, séduisantes même si elles coûtent relativement peu d’argent, servent de paravent pour la politique néolibérale de ce gouvernement arc-en-ciel: un ébranlement fondamental de la sécurité sociale, la solide mise sur pied de “jobs-hamburgers”, la vente des services publics,...

Fin mars de cette année, le budget annuel pour la sécurité sociale paraît exsangue avec un déficit de 629 millions d’euros, ce montant important pourrait encore augmenter ultérieurement. Le gouvernement parle encore d’une croissance économique de plus de 1% alors que la plupart des commentateurs sérieux estiment dès à présent qu’elle sera au maximum de 0.8%. Ce gouvernement ne veut pas se brûler les doigts avant les élections, les mesures les plus dures seront prises après. A quoi pouvons-nous nous attendre? Une restriction des allocations de chômage dans le temps, une économie dans les dépenses sociales, des taxes supplémentaires sur les produits, la suppression de l’index, la suppression des pensions anticipées. Toutes ces mesures sont attendues par le patronat pour le prochain gouvernement. Le programme sera exécuté, dépendant de la marge budgétaire et de la résistance du mouvement ouvrier.

Le bilan du gouvernement arc-en-ciel

> Diminution des impôts les plus élevés des personnes physiques (pour les rentrées au-dessus de 29.700 euros) de 55% vers 50%.
> Diminution de l’impôt des sociétés de 40% à 32%.
> Investissements insuffisants dans les transports publics.
> Préparation de la privatisation de la SNCB, des TEC, de La Poste,...
> Criminalisation de la consommation de drogues douces.
> Complicité dans la guerre à travers la vente d’armes légères et les transports d’armes sur notre territoire.
> Augmentation de l’âge de la pension dans le secteur public.
> Baisse de plusieurs dizaines de milliards de charges patronales ( 50 milliards de francs belges en 2000).

Choisir entre le bleu, bleu foncé, bleu-vert ?

Il semble évident que le SP.a et Agalev n’ont pas de problèmes avec un programme socio-économique néolibéral . Nous savons que le VLD est libéral mais il en est autrement des prétendus partis progressistes pour beaucoup de monde. Cela est encore pire quand on pense à l’opposition,le Vlaams Blok, le CD&V et le NVA se positionnent tous clairement encore plus à droite que le gouvernement.

Il est temps de résister!

Cela explique la nécessité d’une véritable opposition socialiste. En Belgique, ces dix dernières années, la gauche a reçu des coups très durs sur le plan politique. La sociale-démocratie a rapidement évolué à droite et est devenu aujourd’hui un parti petit-bourgeois. La gauche radicale a été paralysée par un manque de stratégie et de programme ainsi que par par l’héritage des méthodes staliniennes.

Le MAS/LSP veut rompre avec ces méthodes. Nous travaillons ensemble avec tout ceux qui sont prêts à construire une opposition clairement à gauche. Mais si cela est nécessaire nous prendrons seuls nos responsabilités. Dans cette campagne électorale, nous allons propager nos idées socialistes et répandre largement le nom MAS/LSP.

Soutenez-nous dans cette lutte, votez MAS/LSP, mieux encore rejoins-nous!


Bart Vandersteene,
tête de liste LSP au Sénat (Bruxelles Hal Vilvorde)