Alors que la grève des Afghans dans l’église Sainte-Croix à Bruxelles a fait la une des journaux, peu de gens savent qu’à Nonceveux, à côté d’Aywaille, quelques Kurdes originaires de Maras et Mardin mènent le même combat depuis plus d’un mois. Ils font leur grève dans les locaux qui les hébergent, à savoir le centre ouvert de la Croix-Rouge.
Leur lutte est des plus difficile. Il est commode pour l’État d’attendre que les grévistes s’épuisent et soient emmenés un à un à l’hôpital dans l’indifférence afin d’éviter tout mouvement de solidarité. De plus le personnel de la CroixRouge sous prétexte de "neutralité" apporte le moins d’aide possible à leur lutte. Leur isolement géographique ne facilite pas la création de mouvements de solidarité de la population et peu de médiatisation.
Depuis le début de leur grève, ils n’ont pas encore reçu la visite d’un représentant du ministère de l’Intérieur. Ce samedi 30 août, un appel à l’initiative du CRACPE à rassemblé une quinzaine de personnes devant le centre.
Il est indispensable d’élargir le mouvement et de faire connaître le plus largement possible leur action si nous voulons qu’il en résulte une victoire.
Vincent Devaux