VENDREDI 16 AVRIL, le MAS/LSP a déposé ses listes de candidats pour les élections européennes du 13 juin: une liste MAS pour le collège francophone, une liste LSP pour le collège néerlandophone. C'est la première fois que le MAS/LSP est en mesure de déposer une liste aux élections du côté francophone. Cette première traduit notre renforcement sur le terrain en Wallonie et à Bruxelles.Un grand merci à tous les camarades et sympathisants et amis qui ont contribué à la récolte des signatures! Quelques candidats présentent les points forts de notre programme.
Aïsha Paulis, étudiante, Ixelles,
2e effective
Nous revendiquons notamment un
enseignement de qualité accessible à
chacun. C'est important car le processus
de Bologne représente un coup
d'accélérateur dans la politique de
privatisation de l'enseignement
supérieur.
On va tout droit vers un enseignement supérieur à deux vitesses: une formation pointue réservée à une élite, une formation au rabais pour la masse des étudiants. Nous revendiquons aussi un pré-salaire étudiant qui permette à tous ceux qui en ont besoin de payer leurs études. Nous voulons la fin de la privatisation des restaurants universitaires et des cantines scolaires dans le secondaire.
En matière de droit d'expression sur les campus, nous refusons que les libertés conquises depuis Mai 68 nous soient reprises. A l'ULB je milite aussi au sein d'Etudiants de Gauche Actifs. Nous subissons des pressions de la part des autorités académiques surtout quand nous dénonçons leur politique de privatisation.
Guy Van Sinoy, agent des
services publics, Bruxelles,
tête de liste
Au cours des semaines à venir, nous
mettrons en avant un éventail de
revendications essentielles, mais aussi la
nécessité du socialisme: une société où
ce que l'on produit, comment on le produit,
pour qui on le produit doit être
décidé démocratiquement par les travailleurs
et les usagers. Où les moyens de
production appartiennent à la collectivité.
Nous expliquerons inlassablement
que pour arriver à cet objectif les travailleurs
ont besoin d'un parti. D'un véritable
parti socialiste et non des contrefaçons
incarnées aujourd'hui par le PS
et le SP.A.
En plus du dépôt des listes, un autre motif de fierté de notre parti est d'avoir 8 candidats sur 15 âgés de moins de 30 ans. C'est la preuve de nos progrès dans la jeunesse et c'est à la fois le gage du futur.
Nadine Mertens, employée et
déléguée syndicale,
candidate
indépendante, Wavre, 4e
effective
Je trouve que la défense des services
publics est une priorité. Il est choquant
de constater que partout en Europe, au
nom de la libéralisation, les services pu-
blics développés
avec l'argent de
la collectivité
soient tronçonnés,
démantelés
et souvent
cédés à vil prix
aux firmes privées.
On ne peut admettre que La Poste ou la SNCB finissent comme la Sabena! Les transports publics doivent rester publics. Une fois privatisés la recherche de profit passera avant la sécurité des passagers. La privatisation des chemins de fer britanniques le prouve.
En tant que militante syndicale, je ne suis pas très fière de Mia De Vits qui abandonne la FGTB - en plein milieu de la campagne des élections sociales - pour aller faire carrière au SP.A. En tant que présidente de la FGTB, elle n'a rien fait pour développer une lutte d'ensemble. L'organisation syndicale doit être un contre-pouvoir dans la société. Sans ce contre-pouvoir, le gouvernement et les patrons ont les mains libres.
Nicolas Croes, employé, Liège, 3e effectif
Le logement occupe une place importante dans
notre programme électoral. Des études
montrent que le budget des ménages consacré
au logement augmente beaucoup plus vite que
les revenus. Et, sans avoir fait d'études, de
nombreuses familles modestes le ressentent
concrètement chaque mois.
Dans une société où chacun tremble à l'idée de perdre son emploi, le coût du logement devient crucial. Pour les milliers de travailleurs d'Arcelor à Liège qui perdront leur gagnepain avec la fermeture annoncée de la phase à chaud le coût du logement va devenir un drame.
C'est justement en période de fermetures, de restructurations, de délocalisations que les travailleurs ont le plus besoin de services publics.