La conférence du CAP apporte plus de clarté et une structure élue
La conférence du 20 octobre a permis de donner au CAP un profil plus clair et des structures plus fortes. Après les élections du 10 juin, il s’est avéré qu’il était devenu urgent de progresser sur ces deux points. Il existe certes une ouverture et une recherche d’une alternative dans la société mais le CAP souffrait d’une organisation peu professionnelle et d’un profil trop vague.
Profil politique
La conférence du 20 octobre a donné au CAP un profil plus prononcé puisqu’elle le définit désormais comme “un mouvement politique indépendant qui, en dialogue avec d’autres partenaires, veut promouvoir un nouveau parti des travailleurs (c.-à-d. un parti de ceux qui vivent d’un salaire ou d’une allocation ainsi que leur famille). Le CAP se prononce pour la réalisation des besoins de chacun par le biais de la défense et l’accroissement de services publics et collectifs, et s’oppose à une société qui se base sur l’appât du gain. La politique de privatisation et de libéralisation mine notre tissu social, notre environnement ainsi que nos conditions de vie et de travail”.
Une autre proposition qui voulait conserver au CAP un profil plus général – celui d’une formation qui lutte pour la formation d’un « nouveau parti » qui travaille « pas à pas vers un programme pour une autre société et une autre politique basée sur les besoins de la majorité de la population » - n’a obtenu qu’une minorité des votes.
Structure nationale
Un projet ambitieux requiert des moyens. Avec des revenus mensuels fixes, nous pourrons réaliser des pas en avant. Dorénavant, les membres du CAP cotiseront 1 ou 2 euros (ou plus pour tous ceux qui le souhaitent !) mensuellement. Bien sûr, cette norme devra être utilisée de manière flexible, le montant ne devant pas être un frein pour rejoindre le CAP.
A côté de cela, des structures nationales ont été élues : un Comité national comprenant deux représentants par province ainsi qu’un Secrétariat national de douze membres. Bruxelles-Halle-Vilvorde sera considéré comme une province mais les membres de la périphérie bruxelloise pourront opter pour se joindre au travail dans le Brabant Flamand ou à Bruxelles. Sur les 16 candidats pour le comité national, il y a 5 membres du MAS/LSP et parmi les 12 membres du Secrétariat, il y en a 3 de notre parti.
Lors de la présentation des candidats, il s’est avéré soudainement qu’il y avait des candidats supplémentaires, dont Lode Van Outrive qui n’était pas présent à la conférénce et qui déclare que, selon lui, le CAP est mort ! Sa candidature a finalement été retirée. Jules D’Oultremont et son groupe d’anciens membres du SP.a au Limbourg continuent à collaborer avec le CAP sans rejoindre immédiatement les structures dirigeantes. Jef Sleeckx était également candidat et a été élu au Secrétariat.
Prochaines campagnes
Maintenant qu’un tas de problèmes concernant la structuration et le profil du CAP ont obtenu une réponse, il s’agit d’aller de l’avant et de construire une alternative politique via des campagnes concrètes. Pendant l’après-midi de la conférence, une série de campagnes ont été proposées.
Un délégué de Total est venu présenter la campagne « pour le maintien de la sécurité sociale ». De plus, Frans Leens a proposé une campagne contre le nouveau projet de la Constitution Européenne et contre l’Europe néolibérale. Georges Declerck est intervenu à propos de la campagne contre la fermeture des bureaux de poste. D’autres orateurs sont intervenus sur plusieurs actions où le CAP est concerné directement ou indirectement.
Le bilan général de la conférence est positif, même si quelques faiblesses sont apparues, notamment le fait qu’il faudrait une structure plus forte. Il n’y a aucune honte à ce que le CAP, qui est encore un mouvement tout jeune, lutte encore pour en arriver là, même s’il peut paraître frustrant que chaque pas en avant soit si difficile à faire. Le 20 octobre, des progrès ont été réalisés, il s’agira maintenant de les concrétiser et de les réaliser !
