mercredi 8 octobre 2008

Rapport de la manifestation CGSP Bruxelles

Ce lundi 10h30, les militants CGSP se sont donnés rendez-vous devant leurs locaux rue du Congrès pour une manifestation à travers le centre ville. Le cortège de la CGSP a été ensuite rejoint par une délégation de la CSC et de la CGSLB. D’après le secrétaire fédéral CGSP, c’est un peu moins d’un millier de travailleurs qui ont défilé pour la sauvegarde du pouvoir d’achat.

Par Nicolas, MAS-Bruxelles

Les différentes discussions menées pendant la manifestation ont montré la ferme volonté des travailleurs pour la défense et la hausse du pouvoir d’achat. Alors que les médias traditionnels tentent d’expliquer que les interventions en faveur des banques privées n’ont joué aucun rôle pour les actions du 6 octobre, le sentiment était clair : des milliards pour les profits privés et pour nous, il n’y a pas de marges budgétaires ? Ils se foutent de notre gueule !

La journée du 6 octobre avait été présentée par les syndicats comme un "avertissement" au gouvernement. Mais aucun plan d’action clair n’a été mis en avant. Cette situation s’est illustrée dans cette manifestation. Peu de travailleurs connaissaient exactement le parcours de la manifestation, à part qu’on passerait devant la banque nationale. Si bien que quand les organisateurs ont stoppé la manifestation au carrefour de la rue du Lombard et de la rue du Midi, certains travailleurs ont montré leur frustration de voir leur manifestation arrêtée après moins d’une heure. Ce manque de clarté de la part des directions syndicales sur la forme et la combativité que doit prendre cet "avertissement" laisse les travailleurs sans perspectives claires. La concertation, la négociation semblent d’ailleurs le seul plan d’action mis en avant par les directions syndicales alors que leur base ne demandent qu’à amplifier la combativité du mouvement.

A Bruxelles, ce lundi 6 octobre, nous avons vendu 81 exemplaires de l’Alternative Socialiste. Des thèmes comme la grève générale, la nécessité d’indépendance du mouvement syndical, la nécessité d’un nouveau parti syndical comme relais aux revendications des travailleurs ont très bien été accueillis aux piquets ou dans les manifestations. Le PS ne fait rien pour le mouvement, cantonné au gouvernement où il participe au renflouement des banques privées. Même dans sa carte blanche parue dans le Soir le 6 octobre, Elio Di Rupo ne cite même pas les actions du même jour pour la sauvegarde et la hausse du pouvoir d’achat. Un délégué à la fin de la manifestation expliquait même la difficulté pour lui de mobiliser dans sa commune pour les actions vu le manque de perspective et de combativité des mots d’ordre venant des directions syndicales. Or cette manifestation illustre que les travailleurs restent mobilisés et décidés à répondre aux attaques du patronat et à la sourde oreille du gouvernement. Nombreux étaient ceux qui reprenaient "tous ensemble ! tous ensemble !", certains à la fin lançaient "Tous à la bourse ! Tous à la grand place !" pour ne pas laisser s’évaporer la manifestation stoppée trop rapidement.


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