La pauvreté, la faim et la misère enfoncent la porte des pays «riches»
La hausse des prix n’est pas une idée, c’est un fait concret qui heurte de plein fouet les ménages de notre pays : 150.000 personnes font appel à l’aide alimentaire. Ce chiffre qui donne le vertige correspond à la population de Bruxelles-Ville…
Cette donnée est issue de la Banque alimentaire qui tire la sonnette d’alarme. En dix ans seulement, le nombre de personnes obligées par leur situation à recourir à son aide a augmenté de 35% et de 132% depuis 1991.
Hughes Olivier Hubert et Céline Nieuwenhuis, tous deux chercheurs à la Fédération des centres de service social (FCSS) expliquent : «Pour mieux comprendre, il faut rappeler que le revenu d’intégration sociale, l’ex-minimex, pour une personne vivant seule est de 711,56 euros par mois, soit inférieur au seuil de pauvreté qui est de 860 euros par mois. » Ils continuent «Le fait qu’il y ait un accroissement de du recours à l’aide alimentaire dans un pays relativement riche ne peut que heurter. Cette augmentation met en question les options politiques en matière de redistribution des richesses.»
C’est ce qu’on pouvait lire dans le METRO du jeudi 20 novembre. La veille, le même quotidien relayait d’autres informations préoccupantes dans un pays qui n’a pas la réputation d’être proche du monde néocolonial. Le département de l’Agriculture des Etats-Unis a révélé que 36,2 millions d’adultes et d’enfants américains ont souffert de sous-alimentation en 2007, contre 35,5 millions en 2006. Un américain sur huit a du mal à se nourrir correctement, ce qui est une dégradation de 40% par rapport à la situation de l’an 2000. Et les années à venir ne préparent rien de meilleur avec la crise économique.
Ces pauvres gens, aux USA ou en Belgique, ne bénéficient pas des largesses que les gouvernements accordent aux banques. Plus de 20 milliards d’euros ont été trouvés en Belgique, plus de 700 milliards de dollars aux USA. Au moins, les priorités des gouvernements sont claires…
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