dimanche 15 février 2009

Conférence - Journée Internationale des Femmes 2009

8 mars - de 11h à 17h au «Kriekelaar» (Schaerbeek)

Aujourd’hui, le problème des salaires des femmes (et donc, aussi, des allocations) est largemment reconnu. Elles doivent travailler en moyenne trois mois de plus pour obtenir le salaire annuel moyen des hommes. Mais, politiquement, quel est le prolongement de cette reconnaissance ?

Qui lutte pour de bons emplois et de bons salaires ?

Dans le meilleur des cas, on cherche plus « d’égalité ». Mais ces 20 dernières années, l’idée d’égalité n’a été politiquement utilisée que pour niveller les salaires vers le bas, souvent d’ailleurs par des politiciennes. C’est une femme, Miet Smet (du CD&V) qui a introduit « l’égalisation » des pensions, ce qui fait qu’aujourd’hui les femmes ont encore plus de difficultés pour obtenir une pension complète. Elle a aussi aboli l’interdiction du travail de nuit et introduit les ALE (les prédécesseurs des titres-services). Beaucoup de femmes ne figurent ainsi plus dans les statistiques de chômage alors qu’elles ne perçoivent qu’un petit à côté en plus d’allocations bien trop basses.

Freya Vanden Bossche (du SP.a) a été montrée en exemple tant au nord qu’au sud du pays pour illustrer que les jeunes femmes pouvaient « s’élever » dans notre société. Mais elle a été l’architecte du « Pacte des Générations » dont une des conséquences est d’exclure une grande majorité des femmes de l’accès à la prépension (puisqu’elles ont généralement moins d’années complètes de travail). Les femmes qui sont aujourd’hui au gouvernement n’ont que des phrases vides à offrir aux travailleuses et aux allocataires.

Avec une plus mauvaise situation économique, les femmes sont plus victimes du mépris et de la violence - qui s’y oppose ?

La violence contre les femmes est fortement sous-estimée, et cela se paye en vies: la violence exercée par les (ex-)partenaires est la première cause de décès et d’handicap permanent pour les femmes âgée de 16 à 44 ans en Europe ! Mais rien n’est fait pour stopper cette violence. Où sont les plans nationaux pour soutenir les femmes battues sur le plan social et financier afin qu’elles puissent se construire une nouvelle vie ? Où sont les moyens absolument nécessaires pour le secteur qui les accueille ? Une fois de plus, le gouvernement n’a rien à offrir. Rien sauf des ‘campagne de sensibilisation’.

A côté de la violence physique et sexuelle dans et en dehors de la famille, il y a aussi les harcèlements en rue, à l’école, au travail,… Et cette vision méprisante des femmes est chaque jour renforcée par la publicité et les médias qui présentent les femmes comme des objets sexuels et rien de plus… Différentes études démontrent que la pornographie omniprésente sur internet a instauré une pression énorme, exercée surtout sur les jeunes filles. Et l’industrie du sexe continue à se répandre. Ainsi, des bureaux d’escorte-girls sont présents dans plusieurs universités européennes. Et on ne parle même pas encore de la traite des femmes et des enfants, qui s’élargit toujours plus.

Le PSL/LSP unit femmes et hommes autour d’un programme combatif

Le Parti Socialiste de Lutte mène différentes campagnes pour dénoncer cette problématique. Nous défendons un programme qui veut s’attaquer aux racines des problèmes : au fait que, dans la société capitaliste, les profits d’une minorité comptent plus que la satisfaction des besoins de la majorité. La discrimination des femmes joue un rôle important dans la tactique de diviser pour régner mise en place par la minorité dirigeante de super-riches, elle pousse les femmes jusqu’à effectuer gratuitement un tas de travaux. Nous luttons pour de bons salaires pour chacun, pour des services publics qui reprennent une partie importante des tâches ménagères que les femmes portent encore aujourd’hui sur elles et pour une politique qui veut réellement s’en prendre aux problèmes auxquels les femmes sont confrontées. Tu veux en savoir plus ? Prend alors contact avec nous.

Conférence pour la Journée Internationale des Femmes

A l’agenda :

  • Pourquoi célébrons nous la Journée Internationale des Femmes ?
  • Des prises de paroles au sujet des différentes formes de violence que subissent les femmes - notamment par Patsy Sörensen (de Payoke, un centre pour les femmes qui ont été victimes de la prostitution et de la traite d'êtres humains) – mais aussi sur la traite des êtres humains, sur la violence au sein de la famille,…
  • Deux groupes de travail : Les femmes, victimes d’un système qui les considère comme des marchandises ! et La crise économique menace les femmes - pourquoi seul le socialisme crée les conditions pour une véritable émancipation.

Pendant la conférence des en-cas et des boissons seront disponibles. Un accueil pour les enfants est également organisé dans le même bâtiment (s’inscrire d’avance, svp !).

Contact :

Parti Socialiste de Lutte/Linkse Socialistische Partij, www.socialisme.be - Commission femmes : femmes@socialisme.be - 02/345.61.81


Conférence sur la Journée Internationale des Femmes

8 mars 2009 - Au Kriekelaar, Rue Gallait, 86 - 1030 Schaerbeek


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