mercredi 4 mars 2009

Préparer la lutte dès maintenant !

Après les élections suivra un programme d’austérité sans précédent

En septembre 2008 Luc Coene, vice-gouverneur de la Banque Nationale, avait prévenu le gouvernement qu’un ‘effort’ de 3,5 milliards d’euros était nécessaire, soit 1,1% du PIB de Belgique. Ce chiffre est comparable au plan de Val Duchesse de 1986-’87, la plus vaste opération d’assainissement budgétaire jusqu’ici, qui avait notamment ‘économisé’ environ 500 millions d’euros sur le dos de l’enseignement...

Par Bart Vandersteene

La crise capitaliste commence aujourd’hui à montrer sa force destructrice. Le déficit budgétaire est maintenant estimé à 3,4% du PIB, soit 12 milliards d’euros ou encore 450 milliards d’anciens francs belges (450.000 fois un million de FB... !) Mais l’année ne fait encore que commencer et les élections approchent… On ne risque pas grand-chose à parier que, d’ici six mois, on annoncera que le déficit est encore plus abyssal. Pas besoin d’être devin pour prédire que les conséquences de la crise seront plus lourdes que ce qui est dit jusqu’à présent et que les banques auront besoin d’une troisième tournée de mesures de soutien. La dette de l’Etat explosera une nouvelle fois, et donc les intérêts à payer aussi.

Le gouvernement Van Rompuy assure qu’il ne serait pas intelligent d’intervenir maintenant. Et de toute façon, de quelle autorité dispose ce gouvernement pour imposer un programme d’austérité à quelques mois des élections du 7 juin ? Presque tous les partis traditionnels ont déjà bien peur du résultat...

On peut donc s’attendre à un programme d’austérité avant 2010, un plan trois fois supérieur à celui de Val-Duchesse. Pour rappel, ce plan contenait, entre autres, trois sauts d’index pour les salaires et les allocations, avec en conséquence un appauvrissement réel d’à peu près 6% pour les salariés et les allocataires. Le gouvernement Martens-Gol, où Guy Verhofstadt a fait ses armes comme ministre du budget, a aussi sabré dans les budgets de l’enseignement supérieur. Des dizaines de milliers d’étudiants étaient descendus dans les rues contre les conséquences sociales de ce plan.

Chaque parti traditionnel va défendre l’idée selon laquelle la crise économique ne laisse pas d’autre choix que de couper dans les dépenses sociales, les fonctionnaires, les services publics,... Par contre, personne au Parlement n’oserait critiquer sans gêne les milliards d’euros de cadeaux que chaque gouvernement (et l’ensemble des partis traditionnels) a offerts aux patrons et aux banques au cours de ces 25 dernières années.

La déduction des intérêts notionnels - sensée apporter plus d’emplois - nous coûte surtout plus de 2 milliards d’euros chaque année. Pourtant, aucun parti traditionnel, y compris ECOLO et le PS, ne propose de supprimer ce joli cadeau aux patrons. Les différentes diminutions de charges pour les patrons de ces 10 dernières années ont représenté un cadeau de 7 milliards d’euros par an.

Tous les partis représentés au Parlement ont été impliqués dans cette politique néolibérale qui a pillé les travailleurs et les allocataires sociaux. Il faut y mettre fin. Nous avons besoin de toute urgence d’une initiative capable de donner à la classe ouvrière sa propre représentation politique, nous avons besoin d’un nouveau parti large pour et par les travailleurs.

Le PSL veut aider à concrétiser cet objectif - c’est même le principal message que nous allons populariser lors des prochaines élections, notamment avec notre liste commune avec la LCR aux élections européennes qui fera référence au NPA d’Olivier Besancenot (voir en page 9). Aidez-nous ! Permettez nous de nous présenter en signant nos listes de parrainage, en versant un soutien financier et/ou en participant activement au fonctionnement de notre parti.

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Elections 2009