INTERVIEW: Tiffany, membre du Comité de soutien aux sans-papiers de Namur (COSSNAM)
Dès que l'ocupation des sans-papiers a commencé à Namur, un comité étudiant s'est formé en solidarité avec les sans-papiers, le COSSNAM. Petite discussion avec Tiffany, militante active, juste après une manifestation réussie dans les rues de la capitale wallonne.
"Avant le début de l’occupation, plusieurs étudiants réfléchissaient déjà à Namur sur ce qu’il fallait faire pour les sans-papiers. A la base, on voulait organiser une conférence sur la question pour commencer ensuite quelque chose, mais les sans-papiers sont arrivés avant ça.
Ils sont arrivés le 19 mars de l’ULB. A la première réunion, il y avait environ 25 étudiants pour s’impliquer dans le comité. Maintenant, nous sommes une quinzaine d’étudiants à être vraiment actifs et impliqués, malgré l’approche des examens. On peut déjà faire beaucoup de choses.
Régulièrement, nous allons prendre la parole avec les sans-papiers dans les amphis et les salles pour faire connaître la cause des sans-papiers, inviter à venir leur rendre visite sur le lieu de l’occupation, etc. Ils ont vraiment besoin de soutien, ils sont épuisés par le manque de réaction du gouvernement, qui qu’ils fassent.
Question aide, nous avons de bonnes relations avec les syndicats, avec la direction de l’université aussi, et on est prêts à continuer!"
Le COSSNAM a organisé plusieurs actions de sensibilisation à Namur, citons entre autres, et uniquement depuis la fin du mois d’avril ; un café-débat, des discussions collectives sur le temps de midi, une action de sensibilisation devant le parlement wallon. Le COSSNAM et les sans-papiers qui occupent l’université de Namur ont également participé à la manifestation du premier mai organisée à Bruxelles.
- Reportage-photos
- Interview de Nourdine, sans-papiers, participant à l’occupation de l’université de Namur
- Interview de Guy Fays, secrétaire régional de la FGTB-Namur
- Interview de Sarah, étudiante et membre du comité de soutien
- Rubrique "Sans-papiers" de socialisme.be
- Un système humain pour une politique d’asile humaine Le capitalisme ne peut exister sans exploitation, sans oppression et donc sans "flots massifs" de réfugiés
- Site étudiant de l'occupation de Namur
