INTERVIEW: Sarah, membre du Comité de soutien aux sans-papiers de Namur (COSSNAM)
Discussion avec Sarah, étudiante en philo-lettre à Namur et très engagée dans la défense des sans-papiers. Pour elle, la défense des sans-papiers est un point spécifique dans le cadre d'une résistance plus large contre la société actuelle.
«Je suis contente de cette manifestation, des gens des différentes facultés étaient là, des professeurs aussi. Pour Namur, c’est une bonne mobilisation.
En marchant dans les rues, on a pu voir que les passants étaient réceptifs et répétaient même les slogans. A côté du soutien actif pour les sans-papiers (organisation des manifs, participation aux actions, etc.), on peut dire qu’il y a un grand soutien pasif, un soutien très large.
S’engager activement n’est pas nécessairement très facile dans notre société, où on est obligé d’aller vite, dans tous les sens (pour travailler et s’occuper des enfants, pour étudier et bosser pour payer ses études,…). Mais c’est dans notre intérêt, personnel et collectif, de le faire.
La lutte des sans-papiers rejoint d’ailleurs l’ensemble des luttes sociales : il n’y a pas que les sans-papiers qui sont exploités et jetés comme des déchets quand on a plus besoin d’eux. C’est pareil pour un ouvrier face à son patron. La porte n’est jamais très loin…»
- Reportage-photos
- Interview de Nourdine, sans-papiers, participant à l’occupation de l’université de Namur
- Interview de Guy Fays, secrétaire régional de la FGTB-Namur
- Interview de Tiffany, étudiante et membre du comité de soutien
- Interview de Sarah, étudiante et membre du comité de soutien
- Rubrique "Sans-papiers" de socialisme.be
- Un système humain pour une politique d’asile humaine Le capitalisme ne peut exister sans exploitation, sans oppression et donc sans "flots massifs" de réfugiés
- Site étudiant de l'occupation de Namur
