MARCHE MONDIALE DES FEMMES - 6 Mars, 12h30, à la BOURSE, Bruxelles
Contre la pauvreté
"Des femmes chefs de famille courent un grand risque de tomber sous le seuil de pauvreté" (Rosa-factsheets juin 2004) "16 % des femmes en couple se trouvent sous le seuil de pauvreté. Pour les femmes qui ont rompu leur relation, on observe qu’un an plus tard, elles sont deux fois plus nombreuses à se retrouver sous ce seuil." (Annuaire Pauvreté, septembre 2008) "La moitié des travailleuses pensionnées en Belgique doit vivre avec une pension de moins de 700 euros" (id.) "Le nombre de femmes avec un contrat de travail temporaire est presque le double de celui des hommes." (Ministère Fédéral de l’Emploi, 2000)
A lire sur socialisme.be:
- Samedi 6 mars - Marche Mondiale des femmes
- Le PSL/LSP mobilise pour la Marche Mondiale des Femmes
- Aux origines de l'oppression de la femme
- Historique de la Journée Internationale des Femmes
- Femmes et capitalisme - L’oppression continue !
- Brochure antisexiste du PSL (1e partie)
- Brochure antisexiste du PSL (2e partie)
- 1966. “A travail égal, salaire égal!” La grève des femmes de la FN
- Rubrique "Femmes" de socialisme.be
Contre la guerre
"De l’Antiquité à nos jours, le viol massif des femmes fait partie intégrante du processus de guerre. Les femmes et leurs corps ont été tour à tour considérés comme un butin,(…), comme le repos du guerrier, comme un champ de bataille (leur corps étant identifié au sol ennemi), etc." "Dans les conflits dits "modernes", le nombre de victimes civiles est beaucoup plus important que celui des victimes militaires ; il s’agit majoritairement de femmes et d’enfants." («Paix et démilitarisation», Marche Mondiale des Femmes)
Contre la violence envers les femmes
"Tous les jours dans le monde, des millions de femmes sont battues, tuées et sont l’objet de traffics. Dans les médias, la violence envers les femmes est trop souvent niée ou minimalisée, dit le Fonds de Population des Nations-Unies." (MO, 2 décembre 2007) "Beaucoup de femmes ont fait savoir que leur première expérience sexuelle leur était imposée." (Organisation Mondial de la Santé, novembre 2009) "Belgique: en 1999, 44,3% des meurtres prenaient place dans le contexte familial; tous les ans, en moyenne 70 femmes sont tuées par leur (ex-)partenaire." (The Stairs, une initiative de la Police de la Région d’Utrecht et Women’s Counseling Service Ljubljana).
Contre le démantèlement des services de base (soin de santé, logement…)
"Tous les ans, près d’1,7 million de personnes meurent de diarrhée provoquée par la pollution de l’eau.é (Organisation Mondiale de la Santé 1999) "Près d’un tiers des familles belges indiquent que leurs dépenses pour les soins de santé sont difficiles voire très difficiles à porter ; dans les catégories des plus bas revenus, cela serait le cas pour 68% d’entre elles. Une famille belge sur dix est obligée d’arrêter certains soins médicaux pour des raisons financières ; les revenus les plus bas sont les plus durement touchés avec 28% de familles dans ce cas" (Enquête de la Santé en Belgique 2001) "Les prix des loyers ont augmenté durant ces 25 dernières années, et plus encore ces 10 dernières années, bien plus que le revenu des locataires, surtout pour les locataires à bas revenus. Cela signifie qu’après le payement de leur loyer, ces gens sont plus pauvres qu’en 1976. Le logement est en Belgique la première cause de pauvreté." (Het Laatste Nieuws, 20 août 2002)
Pour protester contre cette situation, le PSL/LSP appelle à manifester lors de la Marche Mondiale des Femmes à Bruxelles. Une grande part des chiffres cités ci-dessus datent de la période précédant la crise économique - la situation n’a fait que se détériorer depuis. Dans les années à venir, on ne peut attendre qu’un nouveau recul. Car les gouvernements et l’élite des plus riches font tout pour faire payer la crise aux travailleurs et aux plus faibles dans la société.
Tant que cela ne s’arrêtera pas, la situation des travailleurs continuera à se détériorer. Aujourd’hui, il faut deux salaires dans une famille pour maintenir le standard de vie qu’il était possible d’obtenir avec un seul salaire dans les années ’70. La situation des couches les plus faibles de la société - les femmes, les chômeurs, les immigrés et chercheurs d’asile, les jeunes et les pensionnés, les gens à bas niveau de scolarité,… - est aujourd’hui quasiment intenable et cela aussi ne fera qu’augmenter dans les années de crise à venir.
Lors de cette campagne, le PSL/LSP veut mener la discussion sur la nécessité d’un programme socialiste anti-crise (voir ci-dessous). Participez à notre campagne et prenez contact avec nous : Commission Femmes PSL/LSP femmes@socialisme.be, 02/3456181.
Des petites mesures ne changeront rien!
La seule manière de lutter contre la pauvreté des femmes et d’alléger la double tâche qui pèse sur leurs épaules est la création de suffisamment d’emplois, notamment dans les services publics (par exemple dans les soins de santé, l’enseignement, l’accueil des enfants, le logement, l’aide au ménages,…) Il faut que ce soient des emplois statutaires à temps plein avec un salaire décent. La diminution du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires doit être le premier pas pour permettre de répartir le nombre d’emplois disponibles par le nombre de travailleurs disponibles et pour diminuer la pression de travail. D’autant plus, pour les mères travailleuses qui s’occupent également du travail ménager. Le type de revendications nécessaires à un changement réel de situation sont une augmentation drastique de toutes les allocations de remplacement pour ceux qui ne peuvent pas travailler et la transformation de tous les emplois précaires, à temps partiel et à bas salaires en emplois à temps plein, avec un salaire minimum général de 1500 euros net.
L’indépendance économique est aussi la meilleure protection contre la violence envers les femmes. Les milliers de femmes qui sont touchées par la violence de leur partenaire sont largement laissées de côté par le gouvernement. L’accompagnement social déjà trop limité se heurte à un manque d’emplois qui permettraient de vivre de façon indépendante, à un manque de logements à prix abordables, à des manques dans l’ensemble des secteurs de soins,… Seuls des investissements sur tous ces terrains peuvent protéger les femmes.
Pour arriver à une situation de paix dans le monde, les causes des guerres - menées pour le contrôle des matières premières, des territoires et pour répondre aux pénuries sur tous les plans - doivent être attaquées. Une prise en main mondiale des moyens de production par les classes laborieuses permettrait une prise de décision non plus faite en fonction de la soif de profits mais sur base des besoins réels de la majorité de la population. C’est la seule manière d’arrêter durablement les massacres à l’échelle mondiale.
Ces revendications et bien d’autres sont reprises dans notre brochure “Un programme anti-crise pour les travailleuses”. Vous pouvez commander cette brochure aux adresses de contact citées ci-dessus.
