Pour l'unité des travailleurs, pour le socialisme
Les potentialités techniques et scientifiques de l'humanité n'ont jamais été aussi développées qu'aujourd'hui. A cours des 50 dernières années, le revenu moyen par habitant de la planète a été multiplié par trois. Il y a suffisamment de richesses pour permetrre à chacun de vie décemment.
Ce constat vaut aussi pour notre pays. Même après la période de forte croissance des années 50 et 60, la valeur totale de ce que nous produisons par an (PIB) a continué de croître. De 1983 à 1996 le PIB de la Belgique a doublé.
Cette croissance de la richesse ne s'est pas accompagnée d'une croissance parallèle du bien-être. Au contraire. Alors que les entreprises battent des records en matière de profit et que des spéculateurs déculplent leur capital, les anciennes colonies sont ravagées par la guerre et la famine, l'économie des anciens états staliniens s'est éffondrée et un chômage structurel à grande échelle s'est durablement installé en europe de l'Ouest. La très grande majorité de la population mondiale n'a pas profité de la croissance passée.
Stop aux privatisations
Bien que toutes les richesses soient produites par les travailleurs, ceux-ci n'ont pas voix au chapitre pour décider de leur utilisation. Toute la production est orientée en fonction de la soif de profit d'une poignée de capitalistes. Il en résulte des contradictions aiguës.
Il faudrait de nombreux logements confortables à loyer modéré, des transports publics gratuits, un enseignement accesible à tous, des terrains de sports et des foyers culturels, un service national de santé (public et gratuit).
Pour réaliser cela, les moyens existent. Mais pour l'instant, on assiste plutôt à l'inverse. Les services publics sont scindés et soumis à des critères de rentabilité. Les départements qui dégagent du profit sont vendus au plus offrant, les autres sont fermés. Il n'est d'ailleurs plus question de service. La loi du marché frappe aussi dans les secteurs publics. On parle désormais d'entreprises publiques en attendant la future privatisation.
Les 32 heures
Dans le privé, le marché "libre" poursuit ses ravages. Tous les acquis sont disloqués au nom de la compétitivité. Les travailleurs sous contrat sont remplacés des contrats de sous-traitance, par du travail intérimaire ou précaire.
Un million de travailleurs sont confrontés quotidiennement au chômage. Cela provoque une paupérisation croissante d'une frange importante de familles de travailleurs. Les pensions, les indemnités de chômage et de maladie sont menacés par le détricotage de la sécurité sociale.
Le Parti Socialiste de Lutte (PSL) est pour le rétablissement complet de l'index et un salaire minimum de 1.500 EUR net, contre le démantèlement de la sécurité sociale et le détricotage des contrats de travail. Nous refusons la fermeture des entreprises car sous le capitalisme cela ne mène qu'au chômage et à la pauvreté.
La seule mesure qui puisse supprimer le chômage massif est l'introduction immédiate des 32 heures sans perte de salaire et avec embauche compensatoire.
Nouveau parti des travailleurs
Les directions syndicales ont accepté la logique capitaliste du démantèlement. Elles se contentent de négocier des plans "sociaux" face aux restructurations.
Nous y opposons la nécessité d'un syndicalisme de combat: lutter pour le maintien de chaque emploi et de tous les acquis.
La classe ouvrière a besoin d'un parti pour prolonger cette lutte sur le terrain politique. Un tel parti doit être largement ouvert à tous ceux et celles qui veulent lutter contre le démantèlement social.
Un tel parti doit s'opposer à tout ce qui dresse les travailleurs les-uns contre les autres: le racisme, le sexisme ou l'intolérance religieuse. L'unité entre les travailleurs ne peut se faire que sur base de l'égalité des droits pour tous. Un tel parti doit engager le combat contre l'impérialisme et s'opposer à la destruction de l'environnement. Il doit respecter le droit à l'autodétermination des Flamands, Wallons et Bruxellois sans pour autant tomber dans le piège de ceux qui veulent affaiblir les travailleurs par la surenchère communautaire (ex. scission de la sécurité sociale). Il doit enfin lutter pour la nationalisation sous contrôle ouvrier des secteurs-clés de l'économie.
Révolution
Ce programme ne peut être réalisé que si le mouvement ouvrier arrache le pouvoir des mains de la petite minorité de capitalistes. La classe dominante s'accrochera à ses privilèges. Il faudra une révolution pour briser l'état bourgeois. C'est pourquoi nous construisons une organisation marxiste révolutionnaire.
Démocratie ouvrière
La production devra être orientée en fonction des besoins réels de la population. elle devra être organisée au moyen d'un plan de production démocratiquement élaboré et contrôlé par des conseils composés de représentants des travailleurs de l'entreprise, de syndicats nationaux et du gouvernement ouvrier.
Chaque responsable devra être elu et révocable. Il ne pourra percevoir un salaire plus élevé que le salaire moyen des travailleurs qu'il représente.
Ainsi, la mauvaise gestion, comme c'était le cas dans l'économie planifiée de l'ex-bloc de l'Est, peut être évitée.
Socialisme et internationalisme
La révolution socialiste éclate toujours sur le plan national, mais se termine sur l'arène internationale. La démocratie ouvrière et la planification socialiste de la production ne peuvent se limiter à un seul pays. L'isolement de la Russie soviétique a conduit à sa dégénérescence à partir de 1924.
Le capitalisme est un système mondial, il doit être combattu sur la même échelle. C'est pourquoi le Parti Socialiste de Lutte fait partie d'une organisation marxiste internationale: le Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO) actif sur tous les continents. Notre lutte en Belgique s'inscrit dans le cadre d'une lutte des travailleurs du monde entier pour un société socialiste.

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